Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Il ouvrit la bouche et aucun son n’en sortit…

Réveil du coma

En me réveillant du Coma, je vois mon mari assis à côté de moi et j’entends qu’il est au téléphone avec ma fille. J’ouvris la bouche, mais aucun son n’en sortit pour leur dire que je suis contente de les entendre. Je commence à paniquer. Je les entends pourtant, en les voyant articuler et faire des mouvements de la bouche. Alors j’ouvre grand les yeux et fait de même avec la bouche en pensant, que tous les organes du corps humain ont besoin d’une large ouverture pour réagir. Mon mari appuie sur une sonnette et le médecin arrive tout de suite. Il semble heureux de me voir réveillée et dit à mon mari, que c’est normal qu’aucun son ne sorte de ma bouche, car c’est une situation régulière, au réveil d’un coma, après une lésion cérébrale de l’hémisphère gauche. Mon mari tente de me rassurer, en me faisant remarquer que j’ai un tuyau dans la bouche et qu’il va demander aux médecins, si c’est possible de l’enlever, pour me permettre de m’exprimer. Je me calme, je ne me sens plus terrorisée à l’idée qu’aucun son ne sorte de ma bouche et de ne pas réussir à communiquer comme les personnes qui m’entourent : mon mari, ma fille, le médecin et l’infirmière. Je suis désormais plus détendue. Les médecins expliquent à mon mari, qu’un traumatisme crânien de la partie gauche du cerveau, entraîne régulièrement une aphasie, impliquant une difficulté à produire des mots. En plus, à Bangkok, je ne suis pas dans un environnement de ma langue natale et autour de moi la communication se fait en anglais, ce qui peut accentuer la confusion à ne plus savoir quelle langue je parle. Ainsi, pour éviter que je me sente perdue, ils lui conseillent de communiquer avec moi par les gestes, plutôt que la parole.