Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Vous avez fait une bonne action: vous venez d’adopter une chatte orpheline de 10 ans. Ecrivez les premières pages de son journal intime, qui raconte ses premiers jours chez vous. 
Kota sur la route

Je suis sur le bord de la route, je m’appelle Kota et je vois des passants avec leur fille, se promener en faisant bien attention à la circulation dense dans la capitale Moscovite. Comme je suis Russe, j’ai le cerveau bien éduqué et je sais que des touristes vont observer le paysage et me voir sortir de la pelouse, si je feins de traverser la route animée du va-et-vient des voitures. Je suis une chatte noire mais avec le cou blanc et des grandes chaussettes blanches aux pieds. La jeune fille, qui s’appelle Sarah, alerte aussitôt ses parents. “Il faut prendre le chat, ou il va se faire écraser!” Sa mère réagit tout de suite, mais à ma plus grande surprise, elle me repose dans la pelouse, qui borde le trottoir. Mon cerveau n’avait pas envisagé cette astuce. Si je ne trouve pas une alternative, je suis bonne à continuer mon orphelinat dans les rues de Moscou! Je cours à nouveau vers la route, mais cette fois je m’oriente vers le père de famille. Sarah insiste à nouveau, qu’il faut emmener le chat chez nous, sinon il sera mort dans la minute. Et me voilà dans les bras de son père, en direction de leur appartement. J’ai dix ans et je n’ai pas fini de voir du paysage. Non plus en Russie, je prends l’avion, direction les Philippines. Ma résidence est spacieuse. Une maison avec jardin et piscine. A Moscou je profitais du chauffage, car à l’extérieur il faisait froid, jusqu’à-30 degrés l’hiver! Ici je me côté au soleil avec la queue qui trempe dans la piscine. Letty, la femme de ménage, me nourrit bien et s’occupe de moi, je suis une orphieline gatée! Mais voilà que la famille, qui m’a recueillie à dix ans, m’annonce après 4 ans qu’on déménage au Vietnam. Oh non, j’avais déjà pas aimé prendre l’avion en quittant mon pays, il faut à nouveau s’envoler pour Saigon! Finie la maison avec piscine et nounou, ils vont enfermer la vieille chatte à nouveau en appartement! Comme les déménageurs ont tout embarqué, je ne peux même pas aller me cacher sous le lit pour les empêcher de m’attraper. Ils me mettent dans une boite de transport pour animaux et direction le vétérinaire pour répéter la vaccination nécessaire pour entrer dans un autre pays et en route pour la nouvelle destination! Je ne comprends rien au vietnamien à l’aéroport d’arrivée, mais Sarah et ses parents me font signe qu’ils ne m’ont pas abandonnée et que je ne suis pas à nouveau orpheline. L’aventure vietnamienne ne dure pas longtemps, car ma mère a un accident. Je n’ai rien vu, mais j’ai entendu une chanson qui dit qu’elle a été poussée dans les orties! Oups ça a dû piquer! 

Et comme si j’en avais pas assez d’être bourlinguée aux quatre coins de la planète, ils me remettent dans un avion direction la France. Vous ne croirez peut-être pas mon récit dans mon journal intime, mais l’orpheline Russe, avec ses grandes chaussettes blanches, a voyagé vers l‘Asie à 15.000 Kms de sa ville de naissance, puis retour en Europe, mais à 20.000 kms à l’Ouest d’Ho chi Minh. Ils sont fous mes parents adoptifs. Aujourd’hui j’ai 20 ans et ils m’annoncent que mon passeport va être à nouveau tamponné du cachet d’un autre pays car ils ont acheté une maison en Belgique, et en janvier je déménage à nouveau ! Heureusement je ne vais pas devoir prendre l’avion. Il y a de l’amélioration, sans doute qu’ils prennent soin de moi car je vieillis?!