Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consignes :

1-Pouvez-vous me parler de vos forces ? 

Sport Santé Planète

Si je dois parler de mes forces, je vais insister sur la nature de mes forces, car en général on pense surtout à la force physique, la capacité de faire un sport, de la musculation, de la boxe, etc… Mais de ce côté, mon manque de sensibilité de l’hémisphère droit et un déséquilibre, ne m’aident pas à ressentir ma force, dans les jambes ou les bras. Par contre, psychologiquement, j’ai la force de toujours aller de l’avant, pour m’en sortir et je ne dis jamais non, à agir pour aider quelqu’un ou faire mes exercices de kiné pour continuer à améliorer ma motricité. Voilà pour ce qui concerne mes forces. 

2-J’admire…

Saugues, Haute-Loire

J’admire les espaces naturels lorsque je fais la marche de Compostelle. Les vallons et les plaines de la région du sud-ouest de la France, où se situe une partie des tronçons de Compostelle, où j’ai fini une marche en 2023 et une autre en 2024, sont magnifiques. La faune et la flore sont dans un bon état et n’ont pas été rasées comme dans d’autres régions, où l’on démolit certains environnements pour construire en béton. Les villages, qu’on traverse, sont préservés et j’admire la région. J’en garde d’ailleurs de belles photos. 

3-Au choix: soit je pardonne ou je me pardonne?

Le Pardon

En effet, le pardon ne doit pas fonctionner dans un seul sens, mais si on me demande de choisir, je vais systématiquement pardonner à quelqu’un d’autre, car je n’ai pas le sentiment d’être quelqu’un qui a tendance à se mettre contre une autre personne et je ne me souviens pas avoir été remise en cause dans une action, où je dois penser à me pardonner. Donc, je n’hésite pas à pardonner. 

4-Une folie qui me fait envie. 

Marcher 20,000Kms

La folie de parcourir 20,000 km à pieds en Afrique est un projet qui me tient à cœur et dont je n’écarte pas le projet depuis que je l’ai envisagé. J’ai envie de continuer à découvrir le monde et les populations qui vivent dans des environnements totalement différents de la France. Certains penseront que le parcourir à pied est une idée folle et irréalisable. Pour moi, ce n’est pas fou et surtout, ça ne peut être que bénéfique de marcher tous les jours. 

5-Une expérience à tenter. 

Maison

Vivre en lotissement, lorsqu’on a toujours vécu en appartement, est une expérience de vie à tenter. C’est une action facile comparée à ce que d’autres vont écrire à ce sujet. Mais je ne vais pas reparler de ma marche, ça serait répétitif. Acheter une maison de lotissement, s’il faut prévoir beaucoup de travaux est donc une expérience agréable. Car il faut imaginer les matériaux à choisir pour aménager les pièces à notre goût. L’expérience d’anticiper les travaux est donc à tenter. 

6-Mon ennemi préféré. 

L’équilibre est partout !

Mon ennemi est le déséquilibre, car je marche en penchant à droite et je dois vite me rattraper sur le pied gauche. En général, on n’aime pas notre ennemi. Mais s’il faut en désigner plusieurs et sélectionner celui qu’on préfère, je dirais que mon déséquilibre est celui que je préfère, car je le combats chaque seconde, lorsque je pose ma canne à droite pour me rattraper et que j’appuie sur mon pied gauche pour reprendre l’équilibre. Alors mon ennemi, le déséquilibre, est battu chaque seconde et il peut toujours tenter de me faire tomber, c’est raté d’avance. Je suis trop persévérante. 

7-Je veux être…

Être utile…

Je veux être utile au quotidien. Mon accident m’a conduite à être immobilisée dans un lit et hospitalisée pendant quelques années. J’avais perdu toute autonomie car j’avais besoin qu’on m’emmène en voiture dans les lieux de soins, où je devais me rendre tous les jours. Désormais, mon rétablissement m’a permis de regagner en autonomie et de pouvoir, à mon tour, rendre service et être utile. Fini d’être une charge, c’est désormais le temps d’être utile aux autres. 

8-Ce que j’aimerais apprendre à faire.

Entretenir le jardin…

Comme je vais acquérir une maison avec jardin, j’aimerais apprendre à entretenir les espaces verts à l’extérieur de la maison et faire des plantations d’arbustes en apprenant à les entretenir. C’est mon côté nature qui ressort. J’aime les beaux terrains plantés de haies, de couleurs et de fleurs. Donc faire des plantations d’arbustes est quelque chose que j’aime apprendre.  

9-J’ai de la chance.

Kanchanaburi

Lors de mon accident, je sortais d’un temple, que je visitais en Thaïlande. Et par chance, le camion ne m’a pas écrasée, mais il m’a éjectée à une dizaine de mètres. Je suis tombée dans le coma, mais j’ai été bien prise en charge et je suis vivante. Je suis légèrement handicapée, mais j’ai de la chance, car je marche, je parle et je peux reprendre des activités sociales. J’ai re-validé mon permis et récupéré en autonomie. 

10-Petit pain au chocolat ou croissant ?

Petit pain au chocolat ou croissant…me demande la boulangère, alors que je regarde les viennoiseries? En règle générale, au petit déjeuner, je prends un yaourt nature avec des mangues et un mélange de céréales. Mais pourquoi ne pas faire un changement aujourd’hui et manger la spécialité de la France ? Car je ne vis plus en Asie, donc j’ai l’opportunité de manger une viennoiserie fraîche. Pourquoi se priver ? 

11-Qui ai-je envie d’envoyer balader ? 

Non !

À cette période des élections législatives, de nombreuses personnes apportent des jugements sur certaines situations en invoquant des arguments, qui sont carrément à côté de la plaque et qui correspondent essentiellement à une contrainte de leur propre quotidien. Lorsque le sujet évoqué par une personne n’est pas d’ordre sociétal, mais plutôt particulier, j’ai bien envie de l’envoyer balader. 

12-Ce qui m’a rendu meilleure. 

Moscou, Russie

Je pense que vivre en Russie au contact d’une population, qui a des centres d’intérêt assez différents de ceux des Français, m’a permis d’apprendre à m’adapter, en analysant les avantages et inconvénients vécus dans un autre monde. Apprendre leur langue permet une intégration complète et une adaptation plus aisée. J’ai répété cette aptitude à m’adapter à une autre population en déménageant ensuite aux Philippines. Je pense que l’expatriation m’a rendue meilleure. 

13-Ce que je me ferai tatouer ? 

Never give up for Pauline and Sarah

Cette phrase est à écrire au passé, plutôt qu’au futur. En effet, l’année dernière, je suis allée passer trois semaines chez ma fille à New York et je lui ai demandé de m’emmener chez son tatoueur, pour me faire tatouer le cerveau sur mon épaule droite. J’ai apporté un modèle pour que l’on marque en plus foncé les lobes qui ont été touchés, lors de mon accident. Le dessin représente donc l’hémisphère droit de mon cerveau, avec les lobes impactés en gris plus foncé. 

14-Qui me connaît vraiment ?

À Cédric

Il me paraît évident, que la personne qui me connaît vraiment, est celle avec qui je partage la vie au quotidien et depuis de longues années. La famille proche est sans doute pour tout le monde les personnes qui nous connaissent bien. Elles voient nos habitudes, envies, préférences, mais celle qui me connaît vraiment est mon mari, car il connaît mes difficultés et besoins au quotidien. Vivre sous le même toit avec quelqu’un permet de vraiment connaître une personne. 

15-L’objet de mes rêveries.

20.000 kms en Afrique

Comme j’aime parcourir le monde pour découvrir de nouveaux territoires et de nouvelles personnes, le voyage fait partie des loisirs, qui m’attirent le plus. Couplé à ça, j’ai perdu une certaine aisance motrice, alors je projette de parcourir à pieds 20 000 km. Ce défi et parcours est l’objet de mes rêveries depuis plusieurs années. Certains estiment que le rêve s’oppose à la réalité. Mais pour ma part, ce parcours est un rêve réalisable de 20 000 km à pieds et donc l’objet de mes rêveries. 

16-Un fruit à croquer 

La pomme

La pomme, que j’ai ramassée dans le jardin de Mimi, est un fruit qui pousse dans son pommier. C’est un fruit à croquer absolument naturel. Aucun pesticide n’a été projeté dessus et elle est ferme et bien colorée. J’aime la saison où tombent les pommes des arbres, car c’est un fruit à croquer. Il a du goût et on peut en faire de la compote, ainsi que des tartes aux pommes.