Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

«J’apprécie ces journées d’hiver où le dehors me repousse, où rien ne vient s’opposer à ce que je me love, dans ma pénombre. », Charles Juliet. Consigne : Essayez d’imaginer et de vous projeter dans ce lieu de paix et de sécurité susceptible de vous réconforter.
Love pénombre

Ce matin, je me lève et regarde par la fenêtre les flocons de neige qui se déposent sur les arbres et les voitures. En apercevant ce décor hivernal, je me doute qu’il doit faire très froid dehors. C’est certain que je ne vais pas sortir et rester au chaud. Je décide d’allumer la cheminée. La chaleur qui se dégage ne m’encourage pas à aller prendre une douche. Je préfère garder ma robe de chambre et prendre une couverture sur le canapé. J’imagine que la couleur des flammes du feu en face de moi me réconforte davantage que le gris du ciel à l’extérieur. À l’intérieur, il fait chaud et ça me réconforte, comme lorsque je vivais en Russie. En restant cloîtré à l’intérieur, ça limite les activités ou de croiser du monde. C’est l’occasion de s’accorder du repos. Je projette de prendre un pinceau et de reprendre ma peinture que j’ai laissée de côté depuis plusieurs semaines. Je suis au calme. Il n’y a aucun bruit qui me dérange. J’entends le crépitement des bûches qui s’enflamment dans la cheminée. Ça me décontracte pour peindre délicatement et sans dépasser. Les couleurs s’enchaînent avec le 14 bleu, le 15 rouge, le 16 jaune, etc. Le dégradé de couleur commence à donner vie à ma peinture et au paysage qui en sort. Le résultat de mon œuvre me remet en sécurité sur mes capacités qui reviennent petit à petit. La saison d’hiver n’est donc pas désagréable lorsqu’on choisit de pratiquer une activité qui nous met dans un lieu de paix.