Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Histoire brève centrée sur un seul événement avec peu de personnages. Écrivez une nouvelle qui se termine par « et j’ai fermé la porte ».

Escapade à Ho Chi Minh

Lundi, je suis arrivée à Ho Chi Minh, à l’aéroport de Saigon. J’ai récupéré mon bagage et je me suis dirigée vers la zone de taxi. Je monte dans un Grab, équivalent d’un Uber en Asie, et je demande au chauffeur de me conduire jusqu’à l’hôtel situé dans le D1, un des quartiers au centre d’Ho Chi Minh. En chemin, je ne comprends rien à ce qui est annoncé à la radio en vietnamien, mais le chauffeur semble avoir compris mon indication en anglais. Il me dépose face à l’hôtel, sort ma valise de son coffre et me salue. Je procède au check-in de ma chambre auprès de la réceptionniste, dont le visage me paraît familier. Évidemment, je ne la connais pas, mais tous les Asiatiques ont les mêmes traits. Elle m’informe que le petit déjeuner est compris, et qu’il est servi dès 7h tous les jours, jusqu’à 10h. Je prends possession de la chambre qui se situe au deuxième étage dans le couloir, à gauche de l’ascenseur. La chambre est spacieuse, avec un petit coin salon, un grand lit double, une salle de bain très propre, et la vue par la fenêtre donne sur le bâtiment de la célèbre Poste de Saigon. Je décide d’aller me balader pour prendre connaissance des lieux et faire mes dix mille pas, comme je suis restée assise tout le vol pendant plus de onze heures. Je descends, je traverse la réception, et je prends la sortie de droite pour m’engager sur la grande place piétonne. Il fait beau, et les passants ont l’air de se plaire dans cet environnement, car ils sont souriants. En observant autour de moi, je repère d’un côté le cours d’eau. Je ne sais plus s’il s’agit d’un fleuve ou d’une rivière, mais il me semble que je longeais régulièrement cet endroit lorsque j’habitais au Vietnam. En face, il y a la Poste, et de nombreux touristes semblent faire la queue pour la visiter. A gauche de la place, je repère des restaurants et des cafés, où je pourrais déjeuner ou dîner pendant mon séjour. Je décide de m’installer à une terrasse et de commander un café. Il me semble que je dois m’attendre à un autre genre, que celui de la France. Enfin, la reprise de connaissance de ce quartier de la ville annonce un chouette séjour. Les gens sont amicaux, l’architecture semble sympa, et ce n’est pas le temps du Nord. Sur cette bonne impression, je suis retournée à l’hôtel pour étudier le parcours de la semaine. J’ai posé mon badge à côté du numéro 24 pour activer l’ouverture. Je suis entrée et j’ai fermé la porte.