Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Le mot « Nankurunaisa » est l’un des plus beaux mots du monde. En japonais, il signifie « avec le temps tout se règle ». Que vous inspire cette philosophie ? 

Nankurunaisa

Avec le temps, tout se règle. Il faut en effet savoir poser ses désirs sur la durée et organiser sagement l’évolution d’une difficulté vers une solution saine. Ce n’est pas surprenant que les japonais ont un mot précis, « Nankurunaisa », pour évoquer cette philosophie, car c’est un peuple qui incarne la sagesse et la douceur dans leurs actions. Se précipiter au contraire conduira dans la majorité des cas à la chute. Et quand on tombe, il y a plus de chances à se casser le nez qu’à se relever rapidement. Il est donc indispensable de prendre le temps pour régler les obstacles de la vie. Chaque obstacle doit être traité individuellement pour ne pas brûler les étapes. La nature de l’obstacle et l’émotion qu’il génère sont également à prendre en compte. Toutes les personnes ne réagissent pas de la même façon face à un obstacle moteur par exemple. Certains accepteront de pousser les roues de leur fauteuil roulant et s’engageront dans d’autres actions qu’ils n’avaient pas envisagées lorsqu’ils étaient debout avant l’obstacle. D’autres se contenteront de se plaindre en permanence sans chercher de solution pour passer à autre chose et surmonter l’obstacle. Avec le temps, des projets peuvent voir le jour. En travaillant au quotidien pour mettre en œuvre ses envies, ils finissent avec la persévérance par se réaliser. L’obstacle s’efface alors pour laisser la place à la nouveauté bienveillante. Le temps permet les échanges avec l’entourage et les personnes que l’on croise. Les échanges permettent la réflexion. Réfléchir rend sage et permet d’envisager de nouvelles solutions. La mise en place, petit à petit, de solutions permet le réglage de l’obstacle initial et donc « Nankurunaisa », comme l’expriment si bien les japonais, avec le temps tout se règle. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.