Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : A l’aide de la photo ci-après et en considérant la situation qui se déroule sous vos yeux, racontez une histoire de ce qui précède, ce qui s’y passe et ce qu’il adviendra.

Matinée pluvieuse

Il est mardi matin et je prends le métro pour me rendre au travail. En remontant la station pour sortir dans la rue, j’aperçois des passants sous la pluie à travers la vitre. Un des quatre passants a dû anticiper l’averse, car elle est la seule avec un parapluie. Les autres semblent tenter de traverser, mais hésitent car la voie est inondée. L’une regarde à distance vers l’arrière si elle ne devrait pas plutôt rebrousser chemin. L’autre dame à côté s’est arrêtée, car elle craint que la voiture qui arrive de la rue d’en face roule dans l’énorme flaque d’eau et l’éclabousse entièrement au passage. L’homme de l’autre côté de la rue, tient un sac à la main et s’apprête à traverser après que la voiture soit passée. Sans doute a-t-il l’intention de jeter son sachet plastique dans la poubelle avant de se rendre au magasin de l’autre côté de la rue. Pendant qu’il attend, on aperçoit un autre patient muni d’un parapluie. Sans doute, qu’il sort d’un magasin où il a profité d’acheter un parapluie compte tenu de la météo. Si je me souviens bien hier le journal télévisé n’avait pas annoncé un tel temps aujourd’hui. Peut-être qu’un tel déluge est dû à la fonte soudaine d’un énorme iceberg. J’ai lu ce matin qu’avec le changement climatique, il y a un énorme bloc de glace qui s’étend sur l’équivalent de dix fois la surface de Paris et haut comme la tour Eiffel, qui serait une menace diabolique s’il venait à fondre à cause du réchauffement climatique. Je dois être la seule à imaginer un tel désastre pendant que les autres sous la pluie se demandent simplement où ils pourraient se mettre à l’abri, car il fait un temps à ne pas voir un chat dehors. Finalement, je sors mon portable et décide d’appeler la secrétaire pour la prévenir que j’ai décidé de rentrer chez moi et de faire du télétravail car je n’ai pas de rendez-vous prévu ce matin. Je vérifierai si mon rendez-vous de cet après-midi est maintenu ou annulé et l’informerai plus tard si je compte venir au bureau après déjeuner. Je ne saurais donc jamais si la passante au béret a rebroussé chemin et si celle qui se trouvait à côté d’elle aura été éclaboussée par la voiture. Dans le métro, je suis à l’abri au moins jusqu’à la sortie qui se trouve à 250 mètres de mon immeuble. Ce n’est pas une surprise s’il y a autant de monde dans la rame de métro pour rester à l’abri. En espérant que mon imaginaire ne soit pas réalité, car les souterrains seront les premiers à être inondés en cas de catastrophe climatique et fonte des glaces.