Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne :

  • Avant de lire la suite de la consigne, notez sur papier le premier mot qui vous vient à l’esprit :
    • Manger
  • Ajouté aux mots des autres participants, il constitue une liste de mots dont vous vous servirez pour raconter une histoire.
    • Mots des autres participants : 
  • Lunettes
  • Rigolade
  • Livre 
  • Turbulent

Aujourd’hui, j’enfile mes lunettes au réveil. D’habitude, j’en ai besoin pour marcher ou conduire seulement, car mon problème de vue n’est impacté que lorsque mon cerveau doit agir sur mon attention. Et surtout, je ne suis pas comme Hortense qui ne voit plus de près alors qu’elle n’a que 30 ans. Moi, j’ai besoin de lunettes pour voir de loin lorsque je dois effectuer une double tâche, me concentrer et mettre en route ma motricité pour me déplacer. Mon cerveau oublie d’activer mon nerf optique droit pour orienter correctement ma vue. Donc, sans lunettes, mon œil droit regarde au centre et en croisant la vue obtenue par l’œil gauche, je louche. J’imagine déjà la rigolade de mes lecteurs en lisant que je louche. Mais moi, je vais avoir 50 ans alors que Hortense n’en a que 30 et doit déjà porter des lunettes toute la journée. Alors, elle vous fera rire plus que moi. Et j’en profite pour signaler à Pauline de décider s’il faut partager ou cacher ce texte à Hortense au risque de la contrarier. Je ne veux surtout pas lui déclarer la guerre. Il y en a assez avec la Russie et le Hamas. Et en parlant des Russes, j’ai Kot (mon chat) à côté de moi en train de me regarder écrire. Heureusement qu’il ne sait pas lire, car il deviendrait turbulent s’il s’apercevait que je mentionne son pays de naissance dans mon récit d’atelier écriture. Je dois d’ailleurs être la seule, j’imagine, à évoquer la guerre et les émotions d’un chat dans un récit dont la consigne est de raconter une histoire avec la liste de mots venus à l’esprit de chaque participant de l’atelier écriture. Enfin, je ne vais pas en faire un livre. C’est déjà pas mal de commencer un blog pour partager toutes mes productions depuis 2023. Vous pourrez bientôt me lire sur Résilience en Pages. Et ça me fait penser qu’hier, Goldy devait me rendre le bouquin d’Arthur Aubœuf, que je lui ai prêté car “Le Meilleur est Avenir”. Mais il a dû repartir chez lui avec. Séquelle Mémoire – du traumatisme crânien ou de l’AVC …quand tu me tiens! Enfin, je ne lui en veux pas. Je le revois mercredi prochain. En attendant, l’heure du déjeuner approche. Il va falloir que je pense à me préparer à manger pour ce midi, car le chef cuistot est en déplacement en Pologne et mon repas ne va pas se préparer tout seul. Enfin, peut-être que dans le livre, que j’ai prêté à Goldy, Arthur annonce qu’à l’avenir, il y aura des baguettes magiques qui permettront de déclencher une assiette remplie en une seconde. Enfin, assez les pensées absurdes d’un cerveau à moitié connecté au réel, il est temps de mettre fin à la petite histoire du jour constituée du premier mot qui est venu à l’esprit de chaque participant à l’atelier écriture thérapeutique: Lunettes, rigolades, livres, turbulents et manger !