Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Écrivez une nouvelle à partir de ce sac de plage. Que vous inspire ce visuel ? Est-ce joyeux, funeste, horrifiant, serein ? 
Le sac de plage

Ce matin, je me lève tôt et je décide de me rendre à la plage, située en face de l’hôtel. J’aperçois au loin le lever du soleil entre deux montagnes. Au-dessus, le ciel est encore sombre et l’on peut voir des étoiles qui n’ont pas encore disparu. Je marche à pieds nus sur le sable lisse le long de la mer et je découvre un sac de plage posé sur le sable. Le sac est en paille avec une hanse en cuir marron. Une serviette de plage bleue dépasse. D’autres éléments se trouvent à l’intérieur, mais difficile de les définir car je suis légèrement éblouie par la lumière du soleil. J’imagine que la personne qui a déposé son sac se trouve à proximité. Comme il est tôt, elle est sans doute allée prendre un café long de la plage, avant de venir s’installer. C’est une belle journée qui commence et je ne suis absolument pas inquiète de poser le pied à quelques centimètres du sac de plage. Je passe mon chemin et continue à imaginer la scène qui va se dérouler, à ce même endroit, après mon passage. Un quart d’heure plus tard, le soleil s’est complètement levé, la lune a disparu et les étoiles se sont éteintes. La jeune femme, qui avait posé son sac de plage, vient s’installer. Elle étend sa serviette sur le sable, s’assied dessus et sort un cahier vierge de son sac, ainsi qu’un chapeau de soleil pour couvrir sa tête et met une paire de lunettes de soleil pour protéger sa vue de la lumière intense. Elle commence à écrire une nouvelle en s’inspirant du calme de la plage vide et du léger bruit des vagues. Elle est inspirée par la vue au loin d’une personne, qui marche le long de la mer en direction des maisons et de la montagne. La fille qui longe la plage, les pieds dans l’eau, est sereine. C’est l’été et l’eau n’est pas trop fraîche. La température de l’eau affichée par les gardes-côtes est annoncée à 23 degrés. Au plus elle avance vers la montagne, la fille doit ressentir la chaleur du soleil, car elle entre davantage dans l’eau, sans doute pour se rafraîchir. Au loin, je peux l’observer faire quelques brasses en direction des bouées, puis elle retrousse chemin pour regagner la plage. D’autres personnes commencent à venir s’installer sur la plage, des familles avec des enfants. Ils ont l’air joyeux d’installer leurs affaires et très vite démarrent des jeux de plage. Ils ont sorti leur ballon gonflable et crient à leurs frères et sœurs de le rattraper. A l’arrivée, c’était calme et sombre. Le jour et les êtres se sont levés et désormais le sac est dans un environnement ensoleillé et bruyant. Chaque jour d’été à la plage doit démarrer dans ces conditions.