Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Racontez la vie de quelqu’un qui compte pour vous, quelqu’un qui ne soit pas vous, en écrivant à la première personne du singulier.

Kot

Je suis très poilu, noir et blanc et je dors toutes les nuits avec mes parents. Et oui je suis né en 2009 à Moscou, j’ai bientôt 16 ans et je suis Russe, mais je ronronne comme un français donc personne n’a peur de moi. Je dirai meme que c’est moi le trouillard, car lorsque je sors dans mon nouveau jardin et que j’aperçois le voisin, un rouquin, je m’empresse de rentrer dans la maison en courant ! Le matin au réveil je fais au moins quinze tours du lit en passant au dessus de la tête de mon père, puis de ma mère et tout le temps qu’ils n’ouvrent pas les yeux, je descends jusqu’à leurs pieds pour remonter à la tête du lit en passant entre eux deux. Arrive alors l’heure du lever, le réveil sonne et je me mets à miauler pour que toute leur attention se porte en priorité sur mon repas. Évidemment, ils doivent me servir avant de préparer leur café. Comme je compte pour eux, ce n’est pas un sacrifice. Ne vous inquiétez pas, c’est planifié dans leur organisation et ça ne les met pas en retard! 

En général, ils s’installent à la table du petit déjeuner, quand j’ai terminé de manger. Très vite, ils n’ont pas le choix de se lever pour m’ouvrir la porte, afin que j’aille faire un petit tour du propriétaire. Après 10 minutes, je suis déjà de retour en les regardant impatiemment par la vitre de la véranda, pour qu’ils s’assurent que je ne prenne pas froid dehors et m’ouvrent la porte. Et comme j’ai été presque toute ma vie d’adolescent, enfin un ado humain, car en réalité j’approche ma huitième décennie, toutes ces années j’ai occupé essentiellement des appartements, alors je rentre pour aller remplir ma litière ! Une fois le paquet déposé, la suite de ma journée est orientée direction le salon, pour aller me détendre dans le canapé, pendant que mon père se met au boulot pour financer mes croquettes et mon arbre à chats. Mon autre particularité de félin, est que j’ai une résidence secondaire à Neuville, chez Mimi. Pendant que mes parents sont à New YorK ou Bordeaux chez mes sœurs, ou que mon père est en déplacement professionnel, je me réfugie chez ma tante, qui prend soin de moi en me cuisinant des Saint-Jacques. Et après manger, je m’installe sur elle, dans le fauteuil, pendant qu’elle tente de faire des jeux sur sa tablette. Evidement, chez Mimi, c’est aussi moi le roi! Le moment le plus désagréable de ma vie, est lorsque je vois mes parents arriver avec une boîte rouge. Ni une, ni deux, je file me cacher sous le lit, car je n’aime pas monter dans la caisse à 4 roues, qui se déplace pendant 15 minutes sur une voie bétonnée. Quelle idée ont ces humains de se déplacer assis derrière un volant et une vitre. Je suis rassuré quand je descends et peux vagabonder à nouveau sur la pelouse, avant de rentrer dans ma nouvelle maison.

Quelle vie de Kot !