Résilience en pages

C’est moi Mélanie, j’ai 50 ans en 2025 et je suis rescapée d’un terrible accident de la circulation causant entre autres un traumatisme crânien grave, survenu le 3 janvier 2019.

Mon histoire je la connais seulement par ouï-dire, car ma mémoire visuelle a été effacée par mes lésions cérébrales. Je m’en suis sortie grâce à ma famille et mes thérapeutes.

J’ai pris conscience qu’il y a pire sur terre avec le réchauffement climatique et j’essaie d’agir pour notre futur.

Consigne : Débutez un récit à partir d’une phrase imposée et écrivez une suite à …« Je crois que j’ai entendu du bruit sous le lit… » 

Je crois que j’ai entendu du bruit sous le lit, c’est comme un ongle qui tape et glisse en sourdine. C’est sans doute Kot, mon chat, qui s’est faufilé sous le lit pour se cacher, avant de venir s’installer dans le lit, avec moi. Il doit avoir une griffe trop longue, car lorsqu’il marche sur le parquet, on entend généralement son déplacement.Une de ses pattes seulement fait raisonner sa démarche, comme le clic d’une souris d’ordinateur ou le flip flop des gouttes d’eau, qui tombent dans l’évier. Le bruit sous le lit, perturbe et retarde mon endormissement, et rapidement je sens un poids à mes pieds, qui se déplace sans bruit vers mon oreiller. J’ouvre les yeux et comme je l’avais deviné, c’est bien Kot, qui s’est fait une place dans le lit après être passé en dessous. Désormais, il ne se cache plus et ronronne. Il doit penser que je suis endormie et que je ne le sens pas, ni ne l’entends. j’ imagine que si j’avais eu de la moquette à la place du parquet, dans la chambre, je ne l’aurais pas entendu se faufiler sous le lit et je serai déjà endormie. Je vais donc me concentrer sur ma respiration, sinon je vais trop réfléchir et je vais penser à des évènements, qui vont m’empêcher de dormir. Ce serait une mauvaise idée, car dans une heure je vais me relever pour prendre un somnifère. Que dirait le médecin si je demandais une ordonnance, car j’ai un chat qui m’empêche de dormir? Ça ne doit pas être prévu dans le financement de la sécurité sociale, d’avoir un animal de compagnie, qui génère une pathologie! Heureusement, sinon les politiciens pourraient décider d’interdire d’avoir un animal, pour remédier au trou de la sécurité sociale. Ça va loin l’idée d’avoir entendu un bruit sous le lit, qui conduit à une décision politique!